En breton s'il vous plaît ! Octobre 2026

Mise à jour le 05/10/2026

Point linguistique en breton : Tremenet eo an Ankoù drezon ? - ar c’hoad - Dourjacq

L'expression du mois / Tro-lavar ar miz

Tremenet eo an Ankoù drezon ?, signifie littéralement « l’Ankoù est passé à travers moi », cette expression est utilisée quand on vient de ressentir un frisson. L’Ankoù est un personnage associé à la mort et qu’on retrouve dans les contes bretons, le plus souvent avec sa charrette grinçante, karrigel an ankoù. C’est le passeur d’âmes représenté avec sa faux, ur falc’h en breton. On dit que celui qui aperçoit l’Ankoù meurt dans l’année.

En breton on peut dire... / E Brezhoneg e vez lavaret...

En breton, on dit… ar c’hoad pour la forêt et koad pour désigner le bois, la matière, et ce terme présente une ambiguïté similaire à celle que l’on observe en français, puisqu’il fait également référence à la forêt. On dit koadoù ou er c’hoadoù avec la mutation pour dire dans les bois. Er c’hoadoù e vez kavet gwez : dans les bois on trouve des arbres. On utilise le terme gwez pour faire référence aux arbres, tandis que gwezenn est employé au singulier. Suivant les espèces, on précise gwez-derv, les chênes, gwez-pin, les pins ou gwezenn-gistin, le châtaignier.

Le lieu du mois / Lec'h ar miz

Le quartier du Dourjacq est situé à proximité de Menez Paul et de Kerichen. Dour signifie eau mais peut aussi prendre la forme de ruisseau ou étang quand il entre en composition d’un nom de lieu. Certains estiment que la traduction de Dourjacq est l’étang de Jacques, tandis que le sens ancien de Chag est celui de marécage, d’eau stagnante ou sale. Ce lieu correspondrait donc à une étendue d’eau stagnante. C’est le contraire du quartier d’Eau Blanche, Dour Gwenn, qui était connu au Moyen-Âge pour sa source d’eau potable particulièrement claire et pure.