Gildas Rioualen, électro(n) libre

Mise à jour le 11/05/2026

Cofondateur, avec Matthieu Guerre-Berthelot, du festival électro Astropolis, Gildas Rioualen s’apprête à dévoiler la programmation de la trentième édition. Et en reprendrait volontiers pour les 30 prochaines années !

Gildas Rioualen
Gildas Rioualen - ©Franck Bétermin

Il est loin le temps des premières rave parties qui firent frissonner de plaisir ceux qui allaient devenir les pionniers brestois de l’électro, au début des années 90. Gildas Rioualen et son acolyte Matthieu Guerre-Berthelot, depuis disparu, y ont pourtant puisé leur ADN. Celui qui a fait d’Astropolis l’un des festivals électro les plus prisés en France.

La tête dans les étoiles

Chaque été, Astro, le festival des musiques électroniques, fait de Brest la capitale de la fête et des bonnes ondes, avec 20 000 festivaliers en moyenne… Gildas Rioualen et sa « bande de copains », qui oeuvrent à la tête du festival d’été comme des dizaines de rendez-vous électro proposés par l’association Astropolis organisation chaque année, gardent les pieds sur terre mais la tête dans les étoiles. L’envie est là comme au premier jour,  parce que les valeurs que porte l’électro, depuis ses débuts, restent plus que jamais d’actualité : rassembler contre la répression et la haine, militer pour les droits humains et rassembler les âmes, quels que soient le genre, l’apparence, l’origine ou l’orientation sexuelle , rappelle-t-il dans un sourire.

mini bio

6 février 1972 : naissance à Saint‑Renan 

1991 : rencontre Matthieu Guerre-Berthelot à l’IUT GEA de Brest

1995 : 1re édition d’Astropolis, à Kernoues (proche de Lesneven)

2001 : Astropolis s’ancre à Brest

Du 3 au 5 juillet : 30e édition d’Astropolis à Brest

Gildas Rioualen
Gildas Rioualen - ©Franck Bétermin

De la clandestinité à la culture mondiale

Les temps ont changé, l’électro aussi, mais la marque de fabrique des Brestois est restée, savant mélange de rythmiques de fête et de transe, de partage et de solidarité. Sur le papier pourtant, le pari était mal engagé quand Gildas et Matthieu, 20 ans au compteur, se mettent en tête de diffuser la culture électro à Brest, au début des années 90.  La musique électronique était plutôt classée à la rubrique faits divers…  . Habités par la nécessité de faire entrer la culture électro dans la culture tout court, les deux complices y mettent toute leur énergie. Et dès la deuxième édition d’Astropolis, en 1996, le festival est autorisé par les autorités locales : ce sera, cet été-là, la seule soirée électro légale dans le pays !

Encore tant de valeurs à partager

Si le devant de la scène est beau, l’arrière-salle n’a rien à lui envier. Positionné à Brest depuis 2001, Astropolis y fait depuis vivre ses valeurs avec bonheur. Événements musicaux gratuits, action culturelle, engagement pour l’égalité femmeshommes, contre les violences et pour l’environnement, les gars et les filles de l’électro brestoise diffusent leurs bonnes ondes sur la ville de bien des manières. D’une Astroboom pour les petits à une guinguette électro aux côtés de seniors, Astropolis contribue à dessiner sa cité des étoiles brestoises, semant les graines d’un avenir ouvert et tolérant, respectueux de l’autre :  On préférera toujours le chemin cabossé à l’autoroute commerciale. C’est sur le petit chemin qu’on s’éclate !
Alors, prêt pour les 30 prochaines années ?  Complètement ! , répond, du tac au tac, le passeur d’étoiles.

Balises

 Brest me colle à la peau, depuis toujours. Pour moi, notre plus grande fierté, ça a été de venir se poser ici, de venir y apporter cette énergie positive, qui attire des gens de partout, pour découvrir la ville à travers la musique et la fête. Je suis super fier de l’évolution de cette ville, je raconte son histoire partout où je vais ! J’aime Brest aussi parce qu’ici, les gens n’ont pas d’étiquette, ils sont naturels et ils t’accueillent. Cette ouverture et cette énergie-là, c’est ça Brest pour moi !