Droit d'expression des groupes politiques de la ville de Brest
Mise à jour le 27/08/2026
Le règlement du Conseil municipal de Brest, accorde aux groupes politiques un droit d'expression. Vous trouverez ci-dessous les textes publiés dans ce cadre. Ces textes sont également publiés dans la revue Sillage.
Septembre 2026 - Expression libre (Sillage 283)
Vive la démocratie locale
Après des décennies de politiques publiques souvent décidées dans l’ombre, la nouvelle majorité met en action l’ambition portée par Stéphane Roudaut lors de la campagne municipale : Ecouter et faire avec les Brestoises et les Brestois.
C’est le sens de la démarche Brest au Rendez-vous. Ce n’est pas une simple consultation. C’est une rupture dans la manière de gérer.
Au début de l’été, plus de 1 000 acteurs du monde culturel, sportif, éducatif et de l’inclusion ont découvert la méthode et partagé leurs attentes. Dès la rentrée, elle s’étendra à l’ensemble des habitants avec la volonté de recueillir la parole de celles et ceux que ne s’expriment jamais. Un changement profond de logiciel politique pour une démocratie locale renouvelée et partagée.
Restaurer la confiance, une exigence démocratique
Trop souvent, les consultations citoyennes n’ont été que des illusions démocratiques servant à vendre des mesures déjà ficelées. Ces pratiques ont largement participé à l’érosion de la confiance entre les citoyens et les élus. Et les chiffres sont accablants.
Selon le Baromètre CEVIPOF (Centre de Recherches Politiques de Sciences Po) en février 2026 :
- 51 % des Français estiment qu’il n’y a pas de quoi être fier du système démocratique,
- 20 %, seulement considèrent que les responsables politiques essaient de tenir leurs promesses.
Ils attendent de nouveaux mécanismes démocratiques basés sur la participation citoyenne et la décision directe. Ce qui est vrai en France, l’est aussi à Brest.
Face à cette défiance, certains continueront la politique de l’autruche. Mais d’autres mettent déjà en œuvre de nouvelles pratiques. C’est la volonté de Stéphane Roudaut et de son équipe.
L’intelligence collective au service de l’action publique
Cette démarche, s’inscrit pleinement dans cette tendance avec le choix d’une méthode de concertation qui témoigne de notre confiance dans l’intelligence collective et l’expertise citoyenne. Une méthode de co-construction rigoureuse, exigeante et ambitieuse.
Ici, pas de réunion publique où seules quelques voix dominent, pas de cases à cocher pour valider des décisions déjà arbitrées. À la place, des ateliers thématiques en petits groupes, des panels citoyens tirés au sort, des rencontres avec les acteurs de terrain puis un questionnaire en ligne, construit à partir des constats, pour que chaque Brestoise et Brestois puissent se prononcer sur les enjeux identifiés collectivement. Objectif : construire un diagnostic vivant, représentatif, ancré dans la réalité.
Libérer la parole des invisibles
L’autre force de Brest au Rendez-vous réside dans sa volonté d’aller à la rencontre de celles et ceux qui sont habituellement exclus des consultations classiques : les familles monoparentales, les seniors isolés, les habitants des quartiers prioritaires, les personnes en situation de handicap.
Toutes celles et ceux qui, d’ordinaire, ne se sentent pas concernés ou légitimes pour contribuer alors qu’ils sont des experts du quotidien, des personnes qualifiées pour identifier les problèmes et participer à l’élaboration de solutions innovantes et adaptées.
Pour nous, une concertation qui ne réunirait que celles et ceux qui ont l’habitude de parler serait une concertation ratée. Pour garantir cette écoute inclusive, des rencontres seront organisées dans les quartiers, les associations et équipements de proximité, pour mettre à portée de toutes et tous cet exercice démocratique.
L’écoute, notre priorité
Avec Brest au Rendez-vous, la nouvelle majorité prouve que l’écoute n’était pas une simple promesse de campagne mais bien un nouveau mode de gouvernance.
Elle est le point de départ de toute action publique et répond à une exigence légitime des citoyens réaffirmée lors des premières réunions thématiques : 28 % des attentes sur le sport, 22 % sur l’éducation, 20 % sur l’inclusion portaient sur une seule et même demande : être enfin écoutés.
Mais l’écoute ne suffit pas, nous en sommes conscients, il faut agir. 47 % des craintes exprimées sur l’inclusion, la moitié sur le sport, portaient sur la peur d’une énième consultation de façade.
Notre réponse est claire : cette concertation n’est pas un alibi. Aucune décision n’est prise d’avance. Et elle n’est pas non plus une fin en soi. C’est un outil pour tracer notre cap avec les Brestoises et les Brestois, pour planifier et mettre en œuvre le plan d’action du mandat.
De la parole, aux actes
Nous le savons, la réussite de Brest au Rendez-vous ne se mesurera ni au nombre de questionnaires remplis, ni au volume des contributions. Elle se jugera à notre capacité à transformer la parole citoyenne en décisions concrètes. C’est là que se situe le véritable enjeu. Il est toujours plus simple d’organiser une consultation que d’en assumer les conclusions, surtout quand elles bousculent les habitudes.
Mais nous sommes prêts à cet exercice : concerter, écouter, agir ensemble, et rendre des comptes régulièrement, y compris sur ce qui ne fonctionnera pas.
Parce que la transparence n’est pas une option, mais une obligation pour restaurer la confiance, réveillons la démocratie locale à Brest.
Avec Stéphane Roudaut,
les élus de la majorité « Une nouvelle histoire pour Brest »
L’intérêt des élèves comme unique boussole
Une concertation sur les rythmes scolaires ? Chiche ! Pour notre part nous sommes prêt-es à apporter notre contribution car les décisions qui en sortiront auront un impact sur la vie quotidienne de milliers de Brestois-es qui doivent toutes et tous être entendu-es : les parents et grands-parents d’élèves, la communauté scolaire et les acteurs du monde associatif qui jouent un rôle essentiel pour la formation et l’émancipation des jeunes.
Notre unique boussole sera l’intérêt des élèves. Quelle organisation des temps scolaires permettra de répondre à leurs besoins ? D’étudier dans les meilleures conditions possibles mais aussi de s’épanouir dans des activités culturelles ou sportives quel que soit leur quartier ou le milieu social de leurs parents et de mener toutes leurs activités dans un environnement bienveillant et apaisé.
La question de leur sécurité devra également être prise en compte. Les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires doivent être organisés de manière à garantir leur protection, à renforcer la vigilance des adultes qui les encadrent et à prévenir toutes formes de harcèlement ou de violence.
Nous nous appuierons sur les conclusions des multiples colloques ou conventions citoyennes qui ont déjà eu lieu sur cette question pour avancer nos propositions.
Nous sommes prêt-es à passer le temps qu’il faudra pour que cette concertation débouche sur une organisation pensée avant tout pour le bien-être et la sécurité des jeunes Brestoises et Brestois.
Groupe socialiste et démocrate : Emilie Kuchel, Sandrine Perhirin, Tristan Foveau
Rythmes scolaires : l’intérêt des enfants avant tout
Fin juin, la Ville de Brest a lancé sa concertation sur les temps de l’enfant, envisageant le retour de la semaine à 4 jours d’école.
Pourtant, les connaissances scientifiques sont claires : concentrer les enseignements sur 4 jours ne respecte pas les rythmes biologiques des enfants. Les journées sont plus longues, plus fatigantes, et les apprentissages, comme le bien-être des enfants, en pâtissent. À l’inverse, répartir les enseignements sur 5 matinées permet d’apprendre lorsque les enfants sont les plus disponibles, tout en allégeant les journées. Les préconisations de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, rendues fin 2025, vont également en ce sens.
C’est aussi un enjeu d’égalité. Les ruptures pénalisent davantage les enfants disposant de moins de ressources culturelles, familiales et éducatives. Dans un pays où la réussite scolaire dépend encore fortement de l’origine sociale, revenir à 4 jours, c’est prendre le risque d’accentuer ces inégalités.
La semaine de 4,5 jours est perfectible. Les temps périscolaires doivent être améliorés avec les acteurs de terrain, pas sacrifiés. Les Écologistes espèrent que la décision sera appuyée sur les travaux des chronobiologistes et des spécialistes des besoins de l’enfant, et non uniquement sur les intérêts des adultes qui s’exprimeront lors de la concertation. C’est un choix de responsabilité, au service de l’épanouissement, de l’égalité et de la réussite de toutes et tous.
Les écologistes
Glen Dissaux, Gaëlle Morvan, Manon Galle.
Pour une ville où chacun peut se loger dignement
Brest, deuxième ville étudiante de Bretagne, avec près de 30 000 inscrits, toujours en forte hausse. Brest, “ville amie des enfants”, donc de leurs parents souvent jeunes, et rarement riches. L’accès au logement, lui, n’est pas au rendez-vous. Places très insuffisantes au CROUS, délai d’attente excessif pour accéder au parc social, parc privé cher, saturé et souvent de mauvaise qualité : disposer d’un logement digne est au centre des préoccupations des Brestoises et des Brestois. Exemple des derniers servis par Parcoursup, souvent celles et ceux dont la situation tant sociale que scolaire est la plus fragile, subissent de plein fouet la galère du manque de logements pour la jeunesse. Pour les étrangers, c’est encore pire : en plus des discriminations trop bien connues de l’accès au parc locatif, ils subissent l’augmentation massive des frais d’inscription. L’extrême-droite en rêvait, les gouvernements Macron l’ont fait.
Faire vivre Brest, c’est permettre aux gens qui y vivent et y étudient d’y loger. Pour cela, il faut utiliser tous les leviers à notre disposition : construire, rénover, accompagner les multi-propriétaires de bonne foi vers la location à l’année, gérer les urgences, organiser les cohabitations multigénérationnelles, mais aussi taxer les logements vacants avec vigueur, user de la préemption comme de la réquisition et de l’expropriation.
L’accès au logement ne devrait pas être un marché, mais un droit inaliénable pour toutes et tous face aux pires formes du capitalisme prédateur.
Le groupe Brest insoumise - Cécile Beaudouin, Christophe Osswald, Julie Le Goïc et Malick Niang
Mai 2026 - Expression libre (Sillage 281)
Sécurité : lucidité, responsabilité et fermeté
La campagne municipale passée, le temps de l’action est venu.
Le 22 mars dernier, les Brestois ont envoyé un message fort : ils aspirent à plus de sécurité dans leurs quartiers.
C’est en effet, la première des libertés. Nos concitoyens veulent vivre et circuler en toute sérénité, sans crainte pour eux-mêmes, leurs enfants ou leurs proches.
Chacun est en droit d’attendre de son maire qu’il assume pleinement son rôle en matière de sécurité. La loi lui donne, en effet, des moyens d’action (police municipale, sécurisation de l’espace public, vidéoprotection…) et de prévention, notamment au travers du CMSPD (comité métropolitain de sécurité et prévention de la délinquance).
Mais, il faut avoir la volonté d’assumer l’ensemble de ces obligations, en complémentarité des services de l’Etat, et sur les missions respectives des différents acteurs du continuum de sécurité.
C’est dans cet esprit que le maire Stéphane Roudaut et l’ensemble des élus du groupe majoritaire abordent ce mandat municipal, avec lucidité et responsabilité. A Brest, c’est une nouveauté.
Lucidité :
Depuis des années, l’aggravation de la délinquance et de la criminalité brestoise est une réalité : faits délictueux ou criminels, vols avec violence, cambriolages, harcèlements et agressions sur la voie publique ou les transports, agressions envers les plus jeunes, les plus âgés, souvent les plus vulnérables, beaucoup de femmes et de jeunes filles.
Le narcotrafic a explosé, des caïds occupent des halls d’immeubles du secteur social et terrorisent les locataires. Il faut y mettre fin. Des armes de gros calibres, comme des mortiers, circulent désormais dans les quartiers. Les forces de l’ordre, ou tout ce qui est assimilé à une mission de protection ou de secours, sont régulièrement des cibles.
Ce n’est pas un mauvais film, mais de faits réels dont témoignent les Brestois. Ils nous parlent de ce qu’ils subissent ou voient dans leur quartier.
Bien sûr, tout ne sera pas réglé en quelles semaines car les racines du mal sont diverses et souvent complexes. Raison de plus pour s’y attaquer dès maintenant.
Responsabilité :
Lors des municipales nous avons proposé un projet clair, ambitieux et réaliste, avec la création d’une police municipale armée de 150 agents (sur le mandat), le déploiement d’un réseau de caméras de vidéoprotection, adossé à un Centre de supervision urbain (CSU).
Ce sont les trois outils complémentaires dont Brest a besoin. C‘est la condition essentielle pour agir.
Dès son élection, Stéphane Roudaut a demandé à être reçu par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. C’est un signe fort. L’objet n’était pas d’effectuer une visite courtoisie mais bien de poser les bases d’une nouvelle entente entre l’Etat et Brest pour la sécurité.
Les premières décisions locales et nationales vont arriver d’ici l’été.
En juin prochain, les élus municipaux voteront la création de la police municipale. La nomination de celle ou celui qui en assurera la direction pourra intervenir.
Le cadre légal posé, les conditions de recrutement et de formation des agents sera possible : un encadrement rigoureux, une formation initiale et permanente exigeante et une éthique irréprochable. Viendront aussi les premières mesures pour l’installation de nouvelles caméras.
Ce sera également avant l’été, la signature à Brest par le ministre d’une nouvelle convention de sécurité plus offensive, liant l’Etat et la Ville de Brest dans une politique globale de sécurité. Nous y travaillons activement avec les services de l’Etat.
Renouer la confiance, c’est par le dialogue établi entre du maire et les organisations syndicales de la Police nationale à Brest. Soutenir les policiers nationaux cela passe par une augmentation des effectifs brestois de la police. Parce que désormais notre équipe municipale engage des efforts conséquents pour la sécurité, nous avons bon espoir que l’Etat nous accompagne et renforce ses moyens d’investigation et d’intervention sur le terrain.
Fermeté :
Les récents évènements à Lambézellec montrent qu’il ne faut rien laisser passer. En plein jour, une jeune fille de 14 ans a été blessée chez elle, par une balle perdue.
Le drame absolu a été évité, mais il aurait pu être très lourd. Le tireur a agi, avec une arme de guerre, dans un espace public, près d’une aire de jeux, à une heure de pleine animation, laissant le quartier sous le choc.
Passée la sidération et la colère, la seule réponse face à l’intolérable c’est la fermeté et la sévérité. Nous faisons confiance aux autorités étatiques : la police pour élucidation, la justice pour une sanction à la hauteur de la gravité.
Nous n’accepterons jamais que nos concitoyens soient mis en danger par des voyous. Il ne saurait y avoir de place pour la loi de la bande, du caïd, de l’omerta et de la vendetta. La seule loi à Brest, c’est celle de la République !
Le temps de l’angélisme est passé. Nous mettons en oeuvre l’ensemble des dispositifs, allant de la prévention jusqu’à la répression, lorsque cela s’avère nécessaire.
Les Brestois ont besoin de réponses concrètes.
Nos projets sont prêts. Brest en a les moyens. Agissons !
Benoît Buffeteau, adjoint chargé de la sécurité et de la prévention - correspondant Défense, pour les élus de la majorité
Les urnes ont parlé !
Nous en prenons acte, avec respect pour le suffrage universel et la légitimité de la nouvelle majorité. Nous saluons le bilan de François Cuillandre : tramway, Capucins, tissu associatif vivant dans chaque quartier : un legs solide porté par des équipes et agents dévoués !
Constructif, oui. Mais aussi pleinement dans notre rôle d’élus d’opposition. Cela vaut d’abord sur la sécurité, lorsque l’équipe municipale inscrit à son agenda l’armement de la police municipale. Car nous portons une autre conception de la tranquillité publique : une sécurité de proximité, claire dans ses missions, complémentaire de la police nationale, fondée sur la présence humaine, la prévention, la médiation et la justice territoriale. Parce que la sécurité ne se résume pas à une logique d’escalade, mais à une réponse adaptée, efficace et cohérente avec les réalités locales.
Cela vaut aussi pour les rythmes scolaires. Derrière le débat « technique » se cachent des vies familiales fragiles. Toute réforme pesant sur les horaires et gardes impacte d’abord les familles modestes et monoparentales. Nous défendrons des politiques qui soutiennent réellement les familles, au lieu d’ajouter de la complexité à leur quotidien. Enfin, nous serons attentifs à la place donnée à la culture. Lorsque l’on envisage de mobiliser des fonds privés ou de piloter la culture comme une entreprise, on acte un glissement dangereux : celui de la marchandisation de la création. Constructifs, oui. Mais résolument dans notre rôle d’opposition pour servir au mieux Brest.
Groupe socialiste et démocrate : Emilie Kuchel, Sandrine Perhirin, Tristan Foveau
Sortons enfin du pétrole !
La crise énergétique revient à épisodes réguliers et révèle notre dépendance aux énergies fossiles importées, directement exposées aux tensions internationales. Résultat de notre addiction mortifère pour la planète : des prix à la pompe qui s’envolent au dessus de 2 € le litre, et des factures qui pèsent lourdement sur le budget des professionnels et des ménages, en particulier les plus modestes.
A Brest, beaucoup n’ont pas d’alternative immédiate à la voiture pour se déplacer ou au gaz pour se chauffer : les réponses nationales tardent et restent faibles, ponctuelles et sans vision d’avenir.
Pourtant il y a urgence et nous devons agir à deux niveaux : d’abord, protéger les habitants les plus exposés grâce à des aides ciblées, justes et efficaces. Ensuite, engager sans attendre une transformation durable de nos modes de vie et de consommation.
Cela passe par le développement des mobilités douces, l’achat social de vélos, le soutien aux véhicules électriques, à la rénovation thermique des logements, et le déploiement des énergies renouvelables. Tout cela ne pourra fonctionner qu’avec de la sobriété énergétique. Ce n’est pas une contrainte, c’est une opportunité : celle de réduire nos factures, de renforcer notre autonomie, de préserver notre environnement et notre santé.
L’écologie est aujourd’hui une réponse concrète aux défis du quotidien.
Le printemps des luttes
C’est avec joie et fierté que Brest insoumise prend possession de son espace d’expression dans Sillage ! Depuis l’élection du 22 mars 2026, Cécile Beaudouin, Christophe Osswald, Julie Le Goïc et Malick Niang représentent le peuple au conseil municipal de Brest.
Nous avons tout mis en oeuvre pour éviter la victoire de Stéphane Roudaut et ce passage à droite, synonyme de virage sécuritaire et d’austérité budgétaire. Devant ce résultat, désormais première force d’opposition, nous nous engageons à être des élu·es « un pied dedans, un pied dehors ».
Nous aurons un pied dans l’institution, à la ville comme à la métropole. Nous y serons une force de proposition avec pour priorité l’amélioration du quotidien pour toutes et tous, avec la cantine gratuite, la formation contre les violences sexistes et sexuelles, le réseau des Villes détruites par la guerre, le référendum d’initiative citoyenne, qui peuvent être mis en oeuvre. Nous serons aussi vigilant·es face aux signaux inquiétants envoyés par la nouvelle majorité : privilèges pour les élu·es, instances opaques, absence de représentation équilibrée pour les oppositions au Bureau de la métropole. Pratiques bien connues : le “système Roudaut” est-il si nouveau ?
Et nous aurons un pied dans les luttes. Ce printemps, les occasions de manifester notre solidarité avec les Brestoises et des Brestois qui luttent sont nombreuses. Nous avons été aux côtés des salarié·es du groupe Sato, qui ferme des chantiers d’insertion pourtant rentables et grâce auxquels des personnes vulnérables retrouvent une dignité. Nous avons été aux côtés du personnel soignant de la clinique de Keraudren, en grève depuis le 19 mars contre la suppression de 15 postes. Symbole des luttes sociales, le 1er mai, jour férié, chômé et payé depuis 1948, est attaqué par un gouvernement qui ne manque pas d’imagination pour faire porter aux travailleurs l’effort budgétaire qu’il ne réclame jamais aux plus riches.
Mais le 1er mai ne cèdera pas, tout comme nous, tout comme le printemps !
Le groupe des élu·es de Brest insoumise
Décembre 2025, janvier 2026 - Expression libre (Sillage 279)
Brest, un modèle social qui jamais ne renonce
Depuis huit ans, Brest subit de plein fouet les conséquences d’un État qui se retire. Finances publiques exsangues, coupes budgétaires, fermetures de services : chacun le constate dans son quotidien. Les files d’attente interminables devant les services publics d’Etat, les délais qui explosent au tribunal ou aux urgences du CHU, les commissariats de quartier fermés à Saint-Martin et à Lambézellec, les bureaux de poste disparus à Kérinou, Saint-Martin ou Saint-Marc, l’explosion du narcotrafic dans certains secteurs : voilà la réalité concrète laissée par huit années de macronisme, huit années d’abandon des territoires.
Face à ce désengagement inédit, véritable carburant de la défiance de nos concitoyens, la Ville de Brest n’a jamais cédé à la résignation. Depuis 2020, malgré la pression financière sur les collectivités, nous avons tenu bon. Nous avons refusé que les conséquences de l’austérité nationale se traduisent par moins de solidarité, moins de services, moins de dignité. Notre boussole est restée fixe : être aux côtés des plus fragiles et protéger le quotidien des Brestoises et des Brestois.
Brest peut s’enorgueillir d’un modèle social solide, construit patiemment, au service de toutes et tous. Plus de 500 dispositifs ont été recensés dans notre Projet territorial des solidarités dont l’élaboration a mobilisé plus de 56 acteurs du territoire : accès aux droits, accompagnement social, actions de santé publique, soutien alimentaire, inclusion numérique… Une politique lisible, cohérente, qui fait de Brest une ville où la solidarité n’est pas un mot, mais une réalité.
Dans nos écoles, la tarification sociale garantit l’équité : 30 % des enfants paient moins d’un euro le repas, et le prix de la cantine a baissé pour 70 % des familles. Dans nos quartiers, là où l’État se retire, nous renforçons la présence publique : 20 équipements sportifs construits ou rénovés depuis 2020, 1 162 interventions en un an de la Brigade de tranquillité urbaine, un maillage d’espaces de proximité qui maintient le lien, rassure, protège…
Nous investissons aussi pour les plus vulnérables. Le nouveau foyer du Port, qui ouvrira début 2026, offrira des conditions d’accueil dignes, apaisées et adaptées à des personnes en grande précarité, dans une architecture pensée pour favoriser l’autonomie et la reconstruction. Les nouveaux locaux du CCAS renforcent encore l’accès aux droits et la qualité de l’accompagnement. Les brestois les plus modestes ont désormais accès à un microcrédit et à une micro-épargne municipaux et la ville a fait l’acquisition de locaux pour un crédit municipal ouvert à tous.
À Brest, quand d’autres promettent, nous tenons. Quand l’État recule, nous avançons. Quand la logique comptable prime ailleurs, nous affirmons que la solidarité est aussi un investissement pour l’avenir. Notre ville démontre qu’un autre chemin est possible : celui d’une action publique qui protège, qui émancipe, qui construit une communauté soudée plutôt qu’une société fracturée.
Dans un pays abîmé par les renoncements, Brest continue de faire bloc. C’est notre fierté, et c’est notre responsabilité.
Groupe des élues et élus socialistes
www.elus-socialistes-brest.fr
Face à l’austérité, défendre les services publics
De notre naissance à nos derniers jours, du lever au coucher, les services publics accompagnent chaque moment de notre vie. Crèches, écoles, équipements sportifs, transports, santé, services administratifs… Ils structurent notre quotidien et façonnent notre ville. Indispensables à chacun, ils permettent d’apprendre, de se déplacer, de se soigner et de vivre ensemble. Ils sont le socle de l’égalité et de la solidarité.
Mais ces services essentiels manquent de moyens. Lorsque l’État choisit de réduire de 4,6 milliards d’euros les dotations aux collectivités, ce sont directement les services publics locaux qui sont affaiblis. Cette décision fait peser sur les communes la responsabilité d’économies imposées par un budget national marqué par l’austérité, destiné à rembourser une dette issue de choix qui, depuis huit ans, ont favorisé les plus riches au détriment des classes populaires.
Faut-il alors sacrifier les services publics municipaux, qui sont l’ossature d’une ville juste, vivante et solidaire ? Les affaiblir, ce serait fragiliser le quotidien des habitants. En tant qu’élus communistes, nous défendons au contraire leur renforcement, convaincus qu’une société digne ne laisse personne de côté.
Pour financer les services publics, d’autres choix sont possibles : maintenir les dotations aux collectivités, faire contribuer les 1 % les plus fortunés, contrôler et réorienter une partie des 211 milliards d’euros d’aides aux entreprises versées chaque année sans véritable condition. Une autre politique est non seulement possible, mais nécessaire.
À Brest, les élus communistes continueront de défendre les services publics, patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas, courroie de transmission des solidarités et pilier du bien-vivre dans notre ville.
Le groupe des élues et élus communistes
Éric Guellec, Mathilde Maillard, Jacqueline Héré, Jean-Michel Le Lorc’h, Sandra Le Roux, Taran Marec, Anne-Catherine Cleuziou, Claudie Bournot-Gallou
Brest, “Ville Ambassadrice du don d’organes” pour un changement de culture du don en santé
En 2024 en France, le nombre de donneurs et de donneuses d’organes décédés est en augmentation, permettant plus de 6 000 greffes. Toutefois, le double de patients restent sur liste d’attente. Selon la Loi, le don est gratuit et anonyme. Toute personne est considérée comme donneuses présumées à moins d’une opposition déclarée par la personne de son vivant, ou à travers sa famille. Or ce taux d’opposition se maintient à un tiers de la population. Les Bretons ont du cœur : les chiffres y sont plus bas pour atteindre 16 % à Brest en 2023. Ce taux d’opposition peut être dû à des réticences personnelles, mais aussi à un manque d’information.
Il faut donc faire progresser le regard de la société sur ce geste. C’est un véritable changement de culture qui s’impose à travers la sensibilisation de chacun au consentement éclairé. Ce changement doit passer par une éducation au don d’organes, mais aussi de tissu, de moelle et de sang, dès le plus jeune âge, dans les collèges et les lycées, lorsque la maturité permet la compréhension de ce qu’il implique, de ses enjeux. C’est une mission d’ores et déjà portée au quotidien par des associations telles que l’ADOT 29 et France Rein Léon.
Nous souhaitons rendre hommage aux donneurs d’organes, ainsi qu’à leurs proches. Car le don d’organe demeure pour chacun une question existentielle complexe. La réponse est fondamentalement personnelle, la démarche absolument altruiste. Ce don est un acte d’humanité comme il y en existe peu, car c’est un geste qui sauve des vies, porté également par une famille endeuillée au paroxysme même de la douleur. Un don qui se fait au moment même d’une perte.
Nous rendons aussi hommage aux soignants qui se retrouvent dans une posture toujours délicate lorsqu’ils doivent en échanger avec les proches.
En octobre, Brest est devenue Ville ambassadrice du don d’organe. Des plaques ont ainsi été posées aux entrées de la ville pour rendre visible cet enjeu de santé dans l’espace public. Cet outil de communication pérenne donnera, au quotidien, l’occasion aux habitants, de réfléchir, d’échanger et de préciser leur volonté à leurs proches, si le pire devait arriver.
Groupe des élus UDB – Génération.s – Radicaux de Gauche
Fragan Valentin-Leméni, Christiane Migot, Xavier Hamon,
Béatrice Le Bel et Elise Hamard-Péron
Brest “moyennement favorable au vélo” : il faut que ça change
Au printemps près de 900 cyclistes ont répondu au baromètre vélo pour évaluer le “climat cyclable” de Brest. Et cette année notre ville obtient la note de 3,15 sur 6, à peine plus qu’en 2021 (3,12). Ce résultat la maintient au bas de la catégorie “moyennement favorable au vélo”. Les difficultés pointées restent les mêmes : sécurité insuffisante, un manque d’infrastructures et de continuité entre les aménagements existants, une signalisation défaillante, particulièrement en cette période de travaux. La rareté des voies réellement dédiées, séparées du trafic ou des aires piétonnes, rend la pratique risquée et crée des tensions avec les autres usager-ères.
On peut noter que les principaux progrès remarqués le sont sur le stationnement vélo et sur le quartier de Saint-Marc avec la rue Duchesse Anne et la rue du Bot. Par ailleurs dans les prochains mois, la fin des travaux “Mon Réseau Grandit” devrait améliorer nettement la circulation grâce à l’ouverture de 12 km de pistes cyclables le long de la future ligne de tramway et du Bus à Haut Niveau de Service.
Mais ces avancées ne suffiront pas si l’on souhaite rendre Brest véritablement accessible à vélo, pour tous les âges et toutes les pratiques. Un maillage cohérent de pistes sécurisées pourrait être développé, à l’image des “Réseaux Express Vélo” déployés dans plusieurs métropoles : des axes qui apportent sécurité, continuité et lisibilité des itinéraires. Parallèlement, une sensibilisation plus large aux règles de partage de l’espace public – via un Code de la Rue, par exemple – contribuerait à apaiser les déplacements.
Aujourd’hui nous constatons une vraie demande populaire pour plus d’espaces apaisés et pour une politique vélo ambitieuse. Le nombre de cyclistes ne cesse d’augmenter et si on veut les protéger et encourager cet essor il faut se donner les moyens de renforcer cette dynamique.
Les Écologistes : Gaëlle Morvan, Glen Dissaux, Nathalie Chaline, Gwendal Quiguer, Marion Maury
La Laïcité est un bien commun précieux, défendons-la !
Chaque 9 décembre, nous célébrons en France la promulgation de la loi relative à la séparation des Églises et de l’Etat. C’est aussi un rendez-vous incontournable pour célébrer la Laïcité, valeur fondamentale de la République, pilier de l’école laïque. Et avec la célébration cette année du 120 ème anniversaire de cette loi qui garantit le respect des croyances de chacune et chacun, il nous faudra être encore plus résolus collectivement pour stopper ce prosélytisme religieux rampant que quelques extrémistes veulent nous imposer.
Ce principe de laïcité ne doit pas bafoué et être rappelé sans relâche dans nos écoles au moment même où plus de 500 atteintes à la laïcité ont encore été enregistrées depuis la toute récente rentrée scolaire. Qui aurait pu penser que nous allions subir cette multiplication des atteintes à cette valeur à laquelle nous sommes viscéralement attachés ? Certainement pas celles et ceux qui pensent que dans notre pays, la laïcité est intouchable et acceptée par toutes et tous.
Chacun d’entre nous se doit donc d’être d’une extrême vigilance pour que cette augmentation ne se confirme pas dans les semaines à venir. Et surtout que l’entrisme à l’image de celui organisé sans bruit par des islamistes au sein de partis politiques dans le Nord de notre pays comme révélé par le journal Libération dans son édition du 5 novembre 2025, soit stoppé. Nous sommes convaincus que des actions de ce type peuvent malheureusement voir le jour à l’occasion de la constitution de listes lors des prochaines élections municipales.
Mais la vigilance passive ne suffira jamais. Il nous faut être également dans la proposition concrète. Par exemple comme nous le répétons depuis longtemps, en mettant en place des chartes que les villes pourraient proposer aux associations locales recevant des subventions afin de sceller un engagement fort de la part de ces dernières en faveur du respect de la laïcité dans des équipements sportifs ou culturels mis à disposition par nos collectivités.
Fortuné PELLICANO
Hubert BRUZAC
Frédéric DEVAUX
Groupe des élus PRG-le Centre gauche
Au service de tous les Brestois
Dans quelques semaines le mandat municipal 2020-2026 va prendre fin. C’est l’occasion de revenir sur l’action des élus de la Droite et du Centre à la Ville de Brest et à la Métropole.
Groupe d’opposition, nous avons depuis 2020 été actifs pour défendre les Brestoises et les Brestois. Nous portions un projet différent et nous avons, par nos interventions et nos votes, montré qu’une autre politique était possible. Nous avons réussi à faire bouger certaines lignes. C’est ainsi qu’en matière de sécurité, à l’encontre du déni et du bricolage du maire sortant, nous portons depuis l’origine un projet global avec police municipale, caméras et centre de supervision urbaine. La gauche semble s’y rallier. Une révolution culturelle ! Mais la volonté serait-elle au rendez-vous ?
Nous avons aussi défendu un usage sobre du foncier. Il ne s’agit pas de tout geler mais de limiter l’artificialisation des terres naturelles et agricoles. Nous avons refusé des extensions désordonnées d’habitat en privilégiant les constructions en tissu urbain. Nous préférons que le foncier disponible soit utilisé pour les activités porteuses pour l’économie et l’emploi. Nous nous sommes élevés contre les abattages massifs d’arbres et obtenu l’élaboration d’un plan arbre… qui reste à réaliser.
Mais il y a de nombreux sujets sur lesquels nous n’avons pas obtenu d’avancées. En premier lieu la transparence et la démocratie locale. Nos demandes de débats et de commissions d’évaluation ont été ignorées ou rejetées. Nous voulions plus de clarté sur la définition des critères d’attribution des subventions. Refus ! Et sur la gestion des équipements de quartier, les informations nous ont été transmises… après les décisions.
Il n’y a pas eu non plus beaucoup de progrès sur la gestion du patrimoine. L’équipe sortante l’a laissé se dégrader. Les usagers le voient : les locaux insuffisamment entretenus, les fuites d’eau, les toitures… Comme symbole de ces abandons, la fermeture en urgence du PL Sanquer dont il a fallu raser une partie ou celle du musée des Beaux-arts infesté par des champignons et sans perspective de réouverture. Notre groupe portait depuis des années un projet de rénovation du musée, à remettre à l’ordre du jour. Et que dire de l’état de la voirie à Brest ou dans la Métropole et des trottoirs souvent impraticables.
Sur les finances, le tableau est contrasté. La Ville a peu investi. Elle est peu endettée. Elle aurait pu consacrer plus de moyens à la sécurité des habitants. La plupart des grands équipements et des charges ont été transférés à la Métropole. Et là on est au bord de l’asphyxie. L’équipe Cuillandre a chargé la barque. Avec le projet « mon réseau grandit » (tram-BHNS), les finances métropolitaines vont être dans le rouge. Nous avions recommandé un autre projet plus souple et permettant un service plus large pour deux fois moins cher. On obère les finances de nos collectivités. Trop endettée, la Métropole ne pourra plus à terme continuer sur sa lancée. Une remise en ordre s’impose pour rendre les services nécessaires pour répondre aux besoins de la population.
A l’approche de Noël, nous formons des voeux pour que l’esprit de paix s’invite entre les nations comme dans nos familles. Plus de sérénité, plus de sécurité aussi dans notre ville. Plus d’espoir pour les malades, les personnes à la recherche d’un emploi. En 2026 les voeux peuvent se concrétiser lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 où chacun pourra exprimer ses choix pour le mandat 2026-2032. Pour nous, une nécessaire alternance.
Nedeleg laouen ha bloavez mad !
Elus Brest, c’est Vous ! - Droite & Centre
Bernadette MALGORN, présidente
Véronique BOURBIGOT Gaëlle MONOT
Valérie ABALLEA Françoise HOUARD
Bruno CALVES Jean-Pierre RICHARD
Jean-Philippe ELKAIM Franck BESOMBES Vincent PERROT
Sécurité : sortir du déni
La sécurité n’est pas de gauche, de droite ou du centre. La sécurité, c’est un sujet qui touche le quotidien des Brestoises et des Brestois. Mais la majorité sortante persiste dans son déni, demandant des renforts à l’Etat tout en refusant de prendre ses responsabilités sur le sujet.
Tout au long du mandat qui s’achève, nous avons demandé la tenue d’Etats généraux de la sécurité. Tout au long du mandat, nous avons demandé la mise en place d’une police municipale. Les incivilités se multiplient, des drames humains se déroulent sous nos yeux. Mais la majorité du maire-candidat François Cuillandre reste dans le déni. « Ce n’est pas moi, c’est l’autre… » On ne résoudra pas les problèmes d’insécurité qui minent notre ville avec ce genre de discours.
Les Brestoises et les Brestois attendent des actes forts. Des engagements concrets. Et surtout, ils ne veulent plus du déni.
Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire
Groupe Brest Progressiste
brestprogressiste@gmail.com
Octobre 2025 - Expression libre (Sillage 277)
Ces solutions locales qui changent la vie
Dans un monde traversé par les crises, marqué par l’instabilité politique, sociale et internationale, les communes restent des points d’ancrage essentiels. La guerre à nos portes, l’urgence climatique, les finances publiques exsangues, les fractures sociales et territoriales qui se creusent, l’extrême droite qui prospère sur les colères et les inquiétudes : tout concourt à un climat d’anxiété et d’incertitude. Face à ce désordre, les municipalités apparaissent comme des pôles de stabilité, d’action concrète et de proximité.
À Brest, comme dans d’autres villes de France, nous savons combien le rôle des collectivités locales est déterminant. Ce sont elles qui assurent le maintien du service public dans la proximité, qui accompagnent les familles au quotidien, qui investissent dans l’éducation, le logement, la culture, la transition écologique. Ce sont elles qui, chaque jour, donnent des réponses concrètes aux besoins de nos concitoyens, là où l’État recule et se désengage trop souvent.
Les élus locaux sont aujourd’hui en première ligne. Ils subissent la montée des violences, les intimidations, les discours de haine. Pourtant, ils tiennent bon, conscients que leur mandat n’est pas seulement administratif, mais profondément politique : maintenir le lien républicain, garantir la cohésion sociale, protéger nos valeurs démocratiques.
Face à l’instabilité gouvernementale, aux tensions parlementaires, à la crise de confiance démocratique, nous, élus socialistes de Brest, voulons réaffirmer notre conviction : les communes sont le dernier rempart contre le populisme, le cynisme et le repli. Elles portent l’espérance d’une République concrète, proche des citoyens, solidaire et protectrice. C’est pourquoi nous refusons les logiques d’austérité qui amputent les moyens d’action des collectivités, et nous affirmons la nécessité de renforcer le rôle des communes et des intercommunalités.
Alors que les attentes de nos concitoyens sont immenses, notre responsabilité est claire : offrir un point de repère solide, mais aussi l’innovation et l’ambition dont notre territoire a besoin. À Brest, nous avons montré que l’action locale pouvait changer la vie et inventer les solutions concrètes face aux défis de demain :
En investissant massivement dans les mobilités durables, la réhabilitation et la construction de logements abordables pour préparer l’avenir, en étendant notre réseau de chaleur ou en accompagnant la rénovation énergétique pour préparer la transition écologique, en renforçant les solidarités avec le projet territorial des solidarités, en favorisant le vivre-ensemble avec le label Ville amie des aînés ou encore en faisant de l’école et de l’éducation un pilier social et républicain de notre ville où chaque enfant peut s’émanciper avec le projet Grandir à Brest.
Dans ce moment de crise, nous continuerons d’être ce pôle de stabilité, fidèle aux valeurs de justice sociale et d’égalité, qui donne du sens et de la confiance à l’action publique. Socialistes, nous tiendrons le front des politiques publiques. Car si les tempêtes sont nombreuses, nos communes, Brest en pointe, resteront les ports sûrs de la République.
Groupe des élues et élus socialistes
www.elus-socialistes-brest.fr
Une rentrée brestoise active !
Après un été toujours riche en animations et en fêtes dans notre ville, place à la rentrée !
Une fois n’est pas coutume, ce moment de l’année marque une période particulière pour chacun et chacune d’entre nous. La rentrée, c’est la reprise des activités scolaires, culturelles, sportives et associatives de notre ville ; ce sont des temps forts de retrouvaille, de rencontre et de partage, pour tous les Brestois et toutes les Brestoises. La Foire Saint-Michel, les Journées Européennes du Patrimoine, Brest Culture Sport, les occasions de se réunir ont déjà été nombreuses et témoignent du dynamisme constant de notre ville.
A l’école aussi, la rentrée scolaire des 11 000 élèves brestois (dont 7 000 élèves scolarisés dans les 67 écoles publiques de la ville) s’est bien passée, particulièrement grâce à l’engagement de toute la communauté éducative et des agents de la ville de Brest. Ils œuvrent chaque jour à offrir à tous les enfants les mêmes conditions d’apprentissage et les mêmes chances de réussite. Merci à eux !
La rentrée culturelle, de son côté, s’avère également active. Le Quartz, le Mac-Orlan, la Maison du Théâtre (etc.), les équipes de toutes les structures culturelles de la ville vous proposent pour l’année à venir une programmation extrêmement prometteuse, diversifiée, où chacun et chacune trouvera son bonheur. Festivals, expositions, spectacles vivants, cette nouvelle saison 2025-2026 sera rythmée par une vitalité créative et culturelle renouvelée dont Brest a fait sa force.
Sur le plan associatif enfin, Brest peut compter sur un vivier sans commune mesure d’associations (plus de 3 000 !) diverses et variées, dont de nombreux clubs sportifs, dans lesquelles vous pourrez découvrir de nouvelles activités et vous engager comme bénévole. Si vous souhaitez adhérer à l’une d’entre elles, il est encore temps de le faire ! Retrouvez l’annuaire des associations sur brest.fr.
Bonne rentrée à tous et toutes !
Le groupe des élues et élus communistes
Eric Guellec, Mathilde Maillard, Jacqueline Héré, Jean-Michel Le Lorc’h, Sandra Le Roux, Taran Marec, Anne-Catherine Cleuziou, Claudie Bournot-Gallou
Ce ne sont pas les femmes qui sont fragiles, ce sont leurs droits
Fin août, la Fondation des Femmes a publié une enquête inédite de l’impact des restrictions budgétaires sur les associations en charge de l’accompagnement des femmes victimes de violences. Cette étude met en lumière une réalité alarmante : en 2025, plus de 71 % des associations sondées déclarent une situation financière dégradée, conséquence directe de baisses de subventions ou de retards de versement des financements publics. Cette situation fragilise ces structures.
Bon nombre d’associations ne peuvent plus se concentrer sur leurs projets, ni sur leur objet ou leurs actions, mais sont dans des modalités de survie. Faute de moyens, elles sont contraintes de limiter l’accueil et l’accompagnement de femmes en danger ou vulnérables, alors que le nombre de violences conjugales et sexuelles signalées est en augmentation. Les zones rurales sont les plus impactées.
La Fondation estimait en 2023 les besoins réels pour accompagner les femmes victimes de violences entre 2,6 et 5,4 milliards d’euros par an. L’État y consacre aujourd’hui 184 millions d’euros, soit 0,04 % de son budget.
Anne-Cecile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, en appelle à la sanctuarisation des financements dédiés à ces associations : « Ensemble, imposons un interdit moral : on ne touche pas aux budgets qui protègent les femmes et les enfants ». À quand une loi accompagnée d’un budget conséquent ?
Ville étape du Tour de France Féminin, Brest, dans son action politique, est engagée dans le soutien aux différentes structures et associations qui défendent les droits des femmes et la lutte contre les violences. Elle est à l’initiative d’un lieu d’accueil pour les victimes, de la mise à disposition gratuite de locaux pour le CIDFF et tout dernièrement du dispositif « demandez Angela » en partenariat avec les commerçants, afin de sécuriser les femmes dans l’espace public.
« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. » Simone de Beauvoir
Le groupe des élus Les Radicaux de Gauche – UDB – Génération.s
Christiane Migot, Xavier Hamon, Béatrice Lebel,
Fragan Valentin-Leméni, Elise Hamard-Péron
Octobre rose : changeons de stratégie pour lutter contre le cancer du sein
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes en France. Avec 12 000 décès par an, c’est pour elles l’une des premières causes de mortalité.
Depuis 30 ans, la campagne Octobre Rose sensibilise au dépistage du cancer du sein, à la collecte de fonds pour la recherche et au soutien des personnes touchées par la maladie. De nombreux évènements sont organisés, comme le concours de vitrines roses dans les commerces de Brest, pour renforcer le dynamisme autour de cette cause.
En France, un dispositif de prévention invite les femmes de plus de 50 ans à réaliser gratuitement un dépistage tous les 2 ans. Chaque année, plus de 10 000 cancers agressifs peuvent être ainsi soignés plus tôt, en général avec des traitements moins lourds laissant moins de séquelles.
Si en 30 ans, la médecine a fait des progrès, le nombre annuel de nouveaux cas de cancer du sein a presque doublé, atteignant 61 000 en 2022. Aussi, l’Organisation Mondiale de la Santé alerte sur le besoin urgent de s’attaquer aux causes environnementales en France, jusqu’ici très peu considérées.
10 % des cancers seraient dus à des facteurs génétiques et 33 % liés à des comportements individuels. Ainsi, les facteurs environnementaux au sens large joueraient un rôle dans plus de la moitié des cas : perturbateurs endocriniens, pesticides, pollution de l’air, alimentation ultra-transformée…
À l’encontre d’un discours culpabilisant pour les femmes, qui subissent déjà le retard de la médecine dans la prise en compte des maladies féminines, il est urgent d’agir sur la qualité de l’alimentation, de l’air, de l’eau, et des produits du quotidien.
Nous, Écologistes, appelons à revoir la stratégie de lutte contre le cancer du sein. Les pouvoirs publics doivent assumer leurs responsabilités au lieu de réintroduire des produits toxiques comme récemment avec la Loi Duplomb. Il est impératif de renforcer la réglementation, d’interdire ces substances et de promouvoir des alternatives saines et durables.
Les Écologistes : Glen Dissaux, Nathalie Chaline, Marion Maury, Gwendal Quiguer, Gaëlle Morvan
La gratuité totale des transports en commun n’est pas une bonne solution !
À l’heure où nous écrivons cette tribune, M. Sebastien Lecornu vient tout juste d’être nommé Premier Ministre, nous avons vécu voilà quelques jours le mouvement « Bloquons tout » et nous sommes à la veille de la grande manifestation du 18 septembre.
Malheureusement, avec toute cette instabilité politique, il nous est difficile de parler aujourd’hui de ce qu’il nous est possible de faire pour Brest et ses habitants.
En effet, autant le budget 2025 pour notre ville a pu être voté fin le 1er avril dernier du fait de l’adoption très tardive du budget de l’Etat, autant il ne sera pas possible de recommencer cette opération pour le budget 2026. Pour une bonne et simple raison : les élections municipales ont été programmées aux 15 et 22 mars de l’année prochaine.
Alors, comment construire un budget pour Brest alors que nous ne savons toujours pas quelle seront les dotations d’Etat pour les collectivités locales ? Cette incertitude sur les recettes doit nous amener à un certain réalisme dans les propositions que les uns et des autres auront à faire.
Prenons par exemple les propositions avancées par certaines formations politiques d’instaurer la gratuité totale des transports en commun. La Cour des Comptes a publié un rapport sur le sujet le 15 septembre indiquant que la dite gratuité n’est pas une bonne solution pour les finances locales car elle coûte cher ! Voici un extrait du rapport des magistrats : « Si la gratuité peut, dans le cas de petits réseaux, constituer une solution parmi d’autres aux problèmes de fréquentation, c’est-à-dire de sous-utilisation des transports collectifs, elle entraîne, pour les réseaux importants et étendus, des effets négatifs sur le plan financier, tout en ne s’accompagnant que d’un report modal des automobilistes très limité ».
A la gratuité totale dont nous ne voulons pas, nous préférons proposer des tarifs adaptés à des situations particulières. Comptez sur nous pour faire preuve de vigilance afin que ce ne soit pas « Nicolas qui paye ! »
Fortuné PELLICANO
Hubert BRUZAC
Frédéric DEVAUX
Groupe des élus PRG-le Centre gauche
Sécurité des Brestois, une autre politique est possible
Quoi de nouveau dans le domaine de la sécurité ?
En 25 ans de mandat de maire, M. Cuillandre a érigé en dogme : pas de police municipale (c’est à l’Etat de s’en charger, seul !), pas de vidéoprotection (« les caméras ne courent pas après les délinquants… ») et par conséquent pas de Centre de supervision urbaine. Depuis des années, les Brestois subissent les agissements des voyous. Brest doit réagir comme les autres villes et le maire sortir du déni.
Sur la police municipale : le dogme se lézarde
Arcbouté sur sa position, le maire apparaît de plus en plus isolé. Car, dans sa majorité, quelques prises de conscience se manifestent :
- Les Verts, se démarquant de la tutelle du maire, proposent une police municipale.
- Les Radicaux de gauche ont annoncé y être favorables.
- L’UDB a rejoint le mouvement.
- Plus étrange, au PS, l’élu chargé de la tranquillité, M. Nédélec, pourtant désigné par M. Cuillandre pour appliquer sa politique, a eu une révélation après 5 ans d’apparente adhésion au dogme. Il se déclare pour une police municipale. Les autres socialistes se font encore discrets.
Ces revirements tardifs, sont-ils sincères ou liés au calendrier électoral et au ras-le-bol des Brestois ?
Mais tous ces élus de gauche refusent encore l’idée d’armer des policiers municipaux, en faisant donc des cibles potentielles. Ce n’est pas sérieux.
Sur la Brigade de tranquillité urbaine : sortir du bricolage
Justement la BTU, « pis-aller de police municipale », navigue à vue. Elle n’a ni les pouvoirs ni le même cadre légal qu’une police municipale.
Ce ne sont pas les agents qui sont en cause. Ils font ce qu’ils peuvent. C’est le modèle qui est inopérant. Il ne peut pas y avoir de bricolage sur des sujets aussi sensibles et complexes que la sécurité sur la voie publique. Cela réclame un encadrement rigoureux, une formation initiale et permanente exigeante et une éthique. Le cadre légal des polices municipales est justement là pour y répondre.
Sur les caméras : un 1er pas qui fait mal à la gauche
Malgré son refus idéologique de la vidéoprotection, et face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans bon nombre de quartiers brestois, le maire avait fini par se résoudre à demander l’autorisation d’installation de caméras sur la voie publique.
Cependant, il persistait à refuser les responsabilités induites, comme la supervision des images nécessaires à la prévention des atteintes aux biens et aux personnes et à l’élucidation des affaires. En l’absence de ce chaînon municipal, c’était vers la sous-préfecture que ces images étaient renvoyées et analysées.
Cet été, face aux remontrances de la Commission Nationale Informatique et Libertés, sur ce montage approximatif, M. Cuillandre a dû bouger et faire un 1er pas. C’est une mission municipale.
Il ne pouvait indéfiniment se défausser sur l’Etat en réduisant ses responsabilités. La gauche brestoise voudrait maintenant faire croire que c’est uniquement pour rendre service à l’Etat… C’est pourtant l’inverse qui prévalait depuis 2023.
Une autre politique est possible
Les positions des élus de la Droite et du Centre sont connues depuis 2014 : un maire doit être le 1er acteur de la sécurité, acteur et non spectateur d’un continuum de sécurité, en étroite collaboration avec les autorités de l’Etat.
Nos choix sont clairs. Nos projets sont prêts : une police municipale armée d’une centaine agents (les policiers désarmés sont des cibles), la vidéoprotection dans le centre et les quartiers et un centre de supervision urbaine.
Les Brestois en ont besoin. Brest en a les moyens. Agissons !
Les élus Brest, c’est Vous ! – Droite & Centre
Bernadette MALGORN, présidente
Véronique BOURBIGOT Gaëlle MONOT
Valérie ABALLEA Françoise HOUARD
Bruno CALVES Jean-Pierre RICHARD
Jean-Philippe ELKAIM Franck BESOMBES Vincent PERROT
21 rue Jean Macé – Brest
De l’importance d’être constructif
Dés le début du mandat, en 2020, nous avons annoncé que nous serions une opposition constructive à la majorité de François Cuillandre. A l’aube des futures échéances municipales, nous avons rempli ce rôle. Soutenir les actions de la municipalité en faveur des Brestoises et des Brestois, tout en alertant sur des sujets clés comme la sécurité ou les mobilités douces.
Une opposition constructive, ce n‘est pas jouer à la roulette russe avec la situation politique pour son propre intérêt électoral. Une opposition constructive, ce n’est pas censurer toute action de l’exécutif en place sous prétexte qu’on ne serait pas dans le même camp. C’est demander à la majorité d’agir. Sur la sécurité notamment. Mais face à ces enjeux, la majorité sortante est restée sourde et a laissé ces questions sous le tapis.
Une opposition constructive, c’est une opposition qui agit dans l’intérêt général, sans idéologie. Notre seule boussole a été, est et sera jusqu’au bout l’intérêt des Brestoises et des Brestois.
Groupe Brest Progressiste
Marc Coatanéa, Emmanuelle Tournier, Philippe Bazire
brestprogressiste@gmail.com